Coup de coeur pour ce groupe dingue et coquin !
Sorti en février 2011. Genre : pop-rock.
Si ces quatre lillois eussent décidé de nommer leur groupe « masturbation » (ce que signifie Shiko Shiko en japonais), ne doutez pas un instant qu’il puisse s’agir d’un malentendu. Non, non : leur tout premier EP s’intitulait « Bukkake »… Leur troisième se nomme quant à lui « Ohayô » mais inutile d’y chercher une quelconque signification : Google Traduction se refusera à vous en donner une traduction sensée. « Ohayô » restera donc « Ohayô »… Mais « Ohayô » semble déjà aller plus loin qu’une sage partie de touche pipi.
Entre sauvageries tribales (« Shito Shito ») et rythmiques (vraiment) dansantes (« Xylophono »), le groupe montre ici que, bien qu’ils soient encore en période de gestation, nos quatre p’tits gars du Nord valent déjà franchement leur pesant de cacahuètes. Quatre pistes (téléchargeables gratuitement sur Bandcamp) en perpétuelle déconstruction mais, étonnamment, toujours mélodiques, une guitare subtilement perdue entre celles de Yannis Philippakis (Foals) et de Thurston Moore (Sonic Youth), un batteur qui tape très (très…) dur et un chanteur-claviériste complètement barré qui, sur scène (oui, votre dévoué chroniqueur à découvert Shiko Shiko de visu…) ondule entre un ersatz de savant fou et celui d’un brillant chef d’orchestre. J’en aurais presque oublié de vous présenter le bassiste, glauquement mais éternellement caché sous son masque de catcheur mexicain…
De vrais dingues, quoi. Mais ce n’est pas comme si vous n’étiez pas prévenus…
Ce que l’on retient
Soyons clairs. Si vous avez eu quelque réticence que ce soit à lire ce billet exceptionnellement polisson (une fois n’est pas coutume, allez…), n’en ayez aucune à écouter cet EP-4 titres des inventifs Shiko Shiko. En première partie de concerts tels que ceux des Vampire Weekend, The Dandy Warhols ou encore très récemment des Does It Offend You Yeah ?! au Nouveau Casino, les Shiko Shiko ont très clairement la côte et ça se comprend.
Et, bonne nouvelle, ils seront le 15 juin à l’International à Paris.
Mathieu Djeraibi, pour newzitiv.com

