J'en doute pas ! Source : http://t.co/MjGPf1Ei4d Dormir Moins bête Walid http://t.co/WpOpF2fZEC

« Premier bilan après l’apocalypse » ? Pas très « Newzitiv » comme titre, me direz-vous… Qu’à cela ne tienne ! Derrière cet intitulé un chouia alarmiste, se cache en réalité une véritable déclaration d’amour aux livres, leurs pages, leur poids, leur odeur, un cri du cœur poignant en faveur de la défense de cet objet aussi unique qu’irremplaçable… bonne lecture !
{jathumbnail off}
« Les livres sont des tigres de papier, aux dents de carton, des fauves fatigués sur le point de se laisser dévorer » annonce dramatiquement l’auteur en première ligne de sa préface.
Le prédateur ? L’ère du « tout numérique », de la lecture sur tablette ou sur écran de la dématérialisation, de la course au plus maniable, plus pratique, plus rapide.
Face à l’émergence des nouvelles technologies, Fredéric Beigbeder se dresse en défenseur de la littérature papier, espèce protégée, en démontrant admirablement sa supériorité, son caractère intemporel et universel. Un livre sur les livres, qui nous donne envie de lire et de relire, nous fait découvrir et redécouvrir… bref, un LIVRE A LIRE.
Un combat pour les mots
En attirant l’attention sur ce phénomène, l’auteur de 99 frs nous permet de réaliser l’évidence : le livre est notre meilleur ami.
Qui n’a jamais tenu un livre entre ses mains ? Qui n’a jamais veillé toute la nuit, assoiffé de mots, en tournant les pages avec une faim que seule l’arrivée du mot « fin » pouvait assouvir ? Dans cet essai-plaidoyer, Fréderic Beigbeder nous livre son combat pour le livre papier, le seul qui peut être trimballé, corné, annoté, réceptacle d’émotions et déclencheur de souvenirs.
Attention ! Loin de rejeter en vrac le développement de l’informatique, l’auteur s’attache à lutter contre la disparition du livre papier au profit des romans numérisés qui dépouillent l’objet de tous ses attributs essentiels. On aime un livre non seulement pour son histoire, mais aussi pour son support, à la fois pour son fond et pour sa forme. A retenir donc…

Un livre sur les livres
Pour illustrer son propos, Fredéric Beigbeder nous dresse son classement des 100 meilleures œuvres du XXème siècle.
Loin des grands classiques, les œuvres qu’il nous présente sont contemporaines, accessibles et chacun saura trouver son compte dans une liste aussi éclectique ! Du roman noir, au roman policier en passant par des romans d’amour et même un détour par le premier album du groupe Téléphone, il y en a pour tous les goûts ! Chacun trouvera donc dans ce palmarès, une raison d’aller fouiner dans les librairies, fouiller dans ses cartons et flâner dans les bibliothèques.
Il adjoint au classement, une brève critique, souvent pleine d’humour et de poésie ainsi qu’une biographie express de l’auteur. Le tout en fait un roman digeste, à consommer sans modération !
La plus grande victoire du livre est donc d’avoir inspiré l’envie de lire et donner raison à cette citation : « Nous devons continuer à rêver, à lire et à écrire, car c’est la façon la plus efficace que nous ayons trouvée de soulager notre condition périssable, de triompher de l’usure du temps et de rendre possible l’impossible » Mario Vargas Llosa Prix Nobel de littérature 2010.
Bonne nouvelle, n’est ce pas ?
Kathleen Taieb, pour newzitiv.com
Photo : (c) B.Decoin/Visuel

