@Padre_Pio magnifique, très émouvant. Me fait penser à mon pépé à moi. merci

L’araignée. Quatre paires d’yeux, huit pattes, des poils ou pas, grosse ou petite, l’araignée peut paraître effrayante. Si vous aussi vous en avez peur, Bonne nouvelle, l’exposition « Au fil des araignées » qui se tient au Muséum d’histoire naturelle de Paris vous offre l’occasion, jusqu’au 2 juillet, d’aller au-delà de vos appréhensions.
Découvrez avec une flippée du genre et un passionné, si la confrontation avec ce microcosme est possible sans y laisser trop de sueur. Visite guidée.
La grande Galerie de l’évolution. On entre. Personne ne s’évanouie. Ouf ! Et pourtant, devant nous apparaît en XXL la silhouette de la bête tant redoutée. Plus loin la projection de séquences vidéo. Des témoignages de rencontres fortuites avec une araignée. On peut se reconnaître en chacun d’eux. Rien de bien engageant pour la suite ! Il fait chaud. Est-ce un malaise naissant, de l’excitation ou tout simplement la température du lieu ? En tout cas, poussés par la curiosité de ce que nous allions découvrir, nous osons une percée dans ce petit monde.

Les araignées livrent leurs secrets…
Passée cette entrée en matière, l’expo s’offre à nous dans les dédales d’un parcours fléché. Première impression : sombre, petit, et « elles sont où les araignées ? ». La salle principale dans laquelle nous arrivons est remplie de petits plots centraux. De grands panneaux cloisonnent l’espace en différentes zones. Et là, comme descendue du plafond, une gigantesque araignée… en fil de fer nous accueille. L’ombre qu’elle porte sur le piédestal qu’elle surplombe ajoute à la stupéfaction.
A notre droite, dans des bulles en plastique, flottent des araignées… métalliques. La mise en scène se veut moderne. On est loin des cadres de bois et des bestioles naturalisées sous verre. Loin encore des affreux bocaux où surnagent des bestioles difformes dans un formol qui décolore tout.
Tout au long de l’expo, on apprend notamment, la manière dont les araignées s’y prennent pour draguer (émission de phéromones, vibrations particulières sur leur toile..). Eh oui, chacun son truc ! Pourquoi est-ce qu’elles se retrouvent dans la baignoire de nos salles de bain ? On découvre également qu’elles sont moins nombreuses dans notre écosystème que les acariens. Qu’elles n’attaquent que pour se défendre. Que pour certaines araignées, leur fil est si solide qu’il résiste au poids d’une pierre. Y aurait-il donc du vrai dans le conte antillais « Zagriyen tchou fè fil » dans lequel une araignée vient en aide à une tortue ? Que leur façon de tisser leur toile trahit leur origine. En effet, sur sa proie, la Dinopis projette sa toile, jusque-là méthodiquement repliée entre ses pattes ! Eh bien voilà, à vouloir se singulariser on se fait démasquer ! Autant d’infos qui lorsque l’on est curieux, ne manquent pas de nous fasciner.
Puis on arrive dans la « Mygalerie ». Des araignées parées de leurs plus belles couleurs ont pris la pose devant l’objectif. La beauté de ces photos, apportée par ces formes variées et colorées, véhicule quelque chose d’attrayant. Les graphismes représentés par les toiles ainsi tissées sont mis en valeur. Nous sommes dans l’espace de l’art. On en oublierait presque le sujet !
Plus ludique, des bornes interactives ou encore des microscopes et des tables tactiles sont à notre disposition. Ces zones d’informations sont entrecoupées de zones signalées comme « sensibles ». Les organisateurs ont pris la peine de distiller, via des hauts parleurs, des faits divers liées à des araignées (une athlète anglaise piquée par une araignée en France… ) et de diffuser des extraits de films. Pas rassurant.
Le visiteur mis à l’épreuve
Autre salle, autre ambiance. Place aux araignées vivantes…. Puis, vient le moment que nous avons baptisé « l’épreuve de bravoure ». Dans une alcôve, un terrarium et sa mygale… fictive. En dessous, un trou. Objectif : y glisser la main et découvrir la sensation du contact avec l’animal. Profonde inspiration. Pour nous encourager, un écriteau avec ces quelques mots « doux au toucher ». Ragaillardie par cette expo qui finalement ne fait pas si peur que ça, j’essaie la première. J’approche ma main de l’ouverture béante, donnant dans l’insondable inconnu. Sourire crispé. Peur et excitation se mélangent. L’échec. La troisième tentative sera la bonne. Nous poursuivons notre visite, un sourire débordant de satisfaction.

Au fait, le saviez-vous ? Les mygales, ça se déguste ?! Dans une salle à manger reconstituée, un écran et une table dressée. Dans les assiettes, salades, tomates, citron et mygales… mygales !?! Drôle d’association ! Via l’écran une femme nous invite à la dégustation. On esquisse un sourire amusé. On prend place face à elle pour jouer le jeu. Un goût de cabillaud nous dit la dame. Ah, vraiment ! …
La visite se termine. Par un long couloir des araignées, accrochées à leurs toiles nous accompagnent jusqu’à la sortie. Ces gigantesques spécimens ornant le plafond de leur corps métallique impriment des mouvements d’ascension comme pour mieux nous saluer. Alors pas sympathiques les araignées ?
Alors Newzitiveurs prêts à tenter l’expérience ?
Nathalie L. et Damien D, pour newzitiv.com
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