J'en doute pas ! Source : http://t.co/MjGPf1Ei4d Dormir Moins bête Walid http://t.co/WpOpF2fZEC
La star montante du festival des Imaginales d’Epinal, c’est lui, Sire Cédric. Ce bellâtre de 37 ans, originaire de l’Aveyron, porte les cheveux longs et le pantalon en cuir. Newzitiv l’a rencontré pour comprendre son processus d’écriture. Bonne nouvelle pour les auteurs en herbe, ça fait plein de bons conseils, mine de rien !
Comment se prononce votre nom, à l’anglaise ou à la française ?
C’est du second degré. Mon prénom, c’est Cédric, et mon pseudonyme d’auteur, c’est effectivement Sire Cédric. Mes amis m’avaient donné ce pseudo quand j’étais adolescent, et sans réellement y penser, j’ai commencé à écrire sous cette identité.
La Reine d’Angleterre n’est pas encore passée par là pour vous anoblir et faire de vous un Sir…
Non, pas encore. Peut-être un jour !
Comment avez-vous découvert ce milieu, un peu confiné, de l’écriture fantastique ?
Quand j’étais ado, je suis tombé sur les polars de Stephen King et ils m’ont vraiment passionné. C’est une littérature qui m’évadait et m’apportait du plaisir. Arrivé à une vingtaine d’années, à l’époque où certains arrêtent d’écrire et rentrent dans une vie plus consensuelle, j’ai continué. Aujourd’hui, écrire, c’est ce qui me rend le plus heureux au monde. C’est même la seule chose que je sais faire dans la vie.
Comment on passe le cap de devenir écrivain professionnel ?
J’ai publié mon premier livre professionnel à 30 ans, mais avant cela j’ai écrit une dizaine de romans… que personne n’a lus. Sûrement parce qu’ils n’étaient pas très bons. L’écriture, ça s’apprend. Je ne pense pas qu’on décide en se levant un matin de devenir écrivain, c’est plutôt quelque chose que l’on a en soi et qui s’impose comme une évidence.
Avec votre tenue, on pourrait croire que vous écrivez du gothique romantique, alors que pas du tout…
Oui, ça n’a rien à voir. J’écris du thriller, des histoires qui mélangent flics et éléments surnaturels. Les histoires de fantômes et les légendes m’ont toujours fasciné. Il n’y a aucune autre prétention derrière ce que j’écris que de faire du bon divertissement.
Vous avez beaucoup de groupies, comment le vivez-vous ?
C’est le paradoxe de l’écriture : on écrit, parce que c’est une obsession et qu’on en a besoin, mais c’est finalement pour apporter du plaisir et du divertissement aux autres. On passe une partie de l’année enfermé à la maison à écrire des histoires plus ou moins bizarres. Et une autre partie de l’année, on rencontre physiquement tous ces gens qui permettent aux auteurs d’exister, c’est une chance.
Qu’est-ce qui vous inspire, les activités de la journée ou bien les rêves de la nuit ?
J’écris à peu près tous les jours. Je ne réfléchis pas à la manière dont les idées me viennent, mais je me sers de tout ce que j’ai vécu, un film vu la veille au soir, des faits divers lu dans les journaux, des discussions avec mes proches… Quand je commence à écrire un livre, j’ai en tête une scène forte avec des personnages forts, je sais quelles thématiques je vais aborder par la suite, mais c’est tout. Je ne sais pas ce que les personnages vont faire du point A au point Z, je les laisse vivre au fil du temps. Je coupe ensuite un tiers de tout ce que j’ai écrit, au moment de la publication. Mon but, c’est que le lecteur doit ouvrir la première page et rester scotché.
La bonne nouvelle, c’est qu’avant de laisser l’auteur à ses fans, nous lui avons demandé une dédicace, découvrez-la ci-dessous.
De fièvre et de sang, aux éditions LE PRE AUX CLERCS, de Sire Cédric
Prix conseillé : 18 euros
Arnaud Boisteau et Lucie Benhamou, pour newzitiv.com
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