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Chaque minute, 21 enfants de moins de 5 ans s’éteignent dans le monde. C’est beaucoup trop. Mais une bonne nouvelle nous arrive aujourd’hui tout droit d’Afrique. Deux récentes études font état d’un recul encourageant de la mortalité infantile et maternelle sur ce continent.
Réduire, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité infantile de deux tiers, et dans le même temps, réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle. Ce sont deux des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) souhaités par l’Organisation des Nations Unies (ONU). Il reste aujourd’hui un peu plus de 3 ans et 205 jours pour y parvenir. Et récemment, la Banque mondiale, l’Unicef et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont publié des résultats prometteurs en la matière.
Les 20 pays africains étudiés entre 2005 et 2010 ont ainsi enregistré la plus forte baisse de la mortalité infantile du monde au cours de ces 30 dernières années. Au Kenya, au Rwanda et au Sénégal, la réduction atteint même les 8% grâce notamment à une chute de la mortalité due au paludisme (moins de 76 décès d’enfants de moins de 5 ans pour 1 000 naissances). De manière générale, les campagnes de vaccinations, la diffusion de traitements antibiotiques, l’amélioration de la nutrition et la généralisation de la réhydratation en cas de diarrhée permettent chaque jour de sauver la vie de milliers d’enfants africains.
Du côté des mamans
Le nombre de femmes qui laissent leur vie à l’accouchement, ou même lors de la grossesse, a quant à lui quasiment diminué de moitié (de 543 000 décès par an, on passe à 287 000). Mieux encore en Guinée équatoriale, l’OMD a d’ores et déjà été atteint. L’effet probablement de l’instauration d’un suivi médical en cours de grossesse et lors de l’accouchement.
La bonne nouvelle, c’est que les associations engagées ne comptent pas se satisfaire de ces chiffres pourtant très encourageants. « Il n’est pas question de s’arrêter en si bon chemin », assure ainsi Babatunde Osotimehin, le directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la Population.
Nathalie Mayer, pour newzitiv.com

